Special COVID

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Avec la mise en place du confinement en mars 2020, les consommateurs ont été obligés de restreindre très fortement leurs déplacements et de limiter leurs achats au strict nécessaire. Les modes d’approvisionnement ont été perturbés, avec notamment, une adoption forte du drive et de la livraison à domicile (Le Monde, 25/03/2020). Avec la fermeture de nombreux marchés, de plus en plus d’acheteurs, notamment de produits locaux, se sont tournés vers les circuits digitalisés, auparavant délaissés[1]. Aussi, la demande en produits locaux a explosé: le réseau de la Ruche Qui dit Oui a connu un afflux de demandes depuis le début du confinement, avec un nombre de paniers multiplié par 4 ou 5 dans certaines ruches. Le réseau à portée de Bio à Bordeaux a vu son nombre de paniers se multiplier par 8 passant de 100 commandes hebdomadaires à 800.

Du coté des producteurs, certains encore rétifs à l’utilisation du numérique, même basique (mail, SMS, par exemple), ont dû s’y mettre, pour répondre à cet afflux de demande ou pour compenser la fermeture de leur(s) circuit(s) de vente habituel (e.g. marchés de plein air) ou leur baisse d’affluence (e.g. vente à la ferme). De la page Facebook à la mise en place de de sites vitrines ou marchands ou bien la création d’une simple adresse mail, de nombreuses initiatives ont vu le jour, avec comme facteur déclenchant, cette crise sanitaire.

Cette crise vient questionner fortement les pratiques d’approvisionnement des ménages en produits alimentaires et notamment en produits locaux et les modes de commercialisation directe des producteurs sur les territoires.

Au-delà des constats sur les pratiques et dispositifs mis en place pendant le confinement, la question se pose de l’après crise. Quelle place pour les produits locaux dans le panier des ménages? Quel rôle du numérique dans ces approvisionnements sur notre territoire? Et plus particulièrement dans le cadre des circuits courts?

La question de recherche qui émerge concerne donc les enjeux et limites du numérique pour le renforcement des circuits courts alimentaires. Il s’agit de tirer des enseignements de la crise et de fournir aux acteurs du territoire des perspectives post crise.

Plusieurs objectifs guident nos recherches :

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Saisir les apports et les limites du numérique dans la commercialisation des produits alimentaires locaux en circuits courts.

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En tirer des enseignements pour le territoire de la Nouvelle Aquitaine dans une perspective de développement d’un approvisionnement alimentaire relocalisé post COVID.

Baromètre spécial COVID

Parcours d’achat en confinement